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Informations
Revues, livres au fil des
parutions
2000-2002
Parution du numéro 24
Poésie/première (automne 2002)
SOMMAIRE
CHRONIQUES ET BILLETS
BERNARD FOURNIER Les cris de Guillevic 3
RODICA DRAGHINCESCU Entretien avec Yves Bonnefoy 17
EMMANUEL HIRIART Marie Étienne 24
JEAN-BERNARD PAPI Le dernier salon où l'on cause 36
JEAN-PAUL GIRAUX L'humour en poésie 42
MARIA MAILAT Rêves de papillon 58
JEAN-Luc LAMOUILLE Les enfants d'Antonio Gramsci 66
DANIEL LEUWERS Les animos de Michel Nedjar 84
LAURENT BAYART Les mots meurent aussi 88
M. ALHAU, L. BAYART, PH. BIGET, 0. CARADEC, E. HIRIART
Notes de lecture 99
TEXTES
GUILLEVIC 12
MARIE ÉTIENNE (inédits) 29
LES COULEURS DE L'HUMOUR 47
FRANCESCO MANDRINO 68
FERRUCClO BRUGNARO 71
Luigi Di Ruscio 75
GIULIO STOCCHI 77
ToMMASo Di CIAULA 81
FRANÇOISE VALENCIEN 89
ALBARÈDE 91
JACQUES-HENRI Caillaud 93
MIREILLE DISDERO-SEASSAU 95
ANNE KANAPITSAS 97 |
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Balises - nouveaux cahiers
de poétique des Archives et Musée de la Littérature - est une revue
composée d'essais et d'études, de témoignages et d'interviews, de documents et de
fictions.
Balises se propose d'interroger le coeur même de l'acte créateur et des
phénomènes esthétiques. Ceci sans distinction de genres ou de discipline artistique, de
langue ou de culture.
Balises accorde la parole au créateur comme au chercheur. Elle s'attache à une
question ou à une figure essentielle.
Balises essaie de demeurer fidèle à son étymologie ("des points de lumière
qui donnent leur position"). Latitude de la langue, longitude de la pensée, en
conséquence.
Balises ne croit ni à l'indifférentiation générale ni à la langue de bois ni
au politically correct.
Balises croit que l'Histoire, refoulée par les modes de maîtrise contemporains,
finit toujours par faire retour là où on ne l'attend pas; et que l'écriture ne se
réduit ni au savoir-faire ni au prêt-à-porter. |
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N°1-2 "Politique et
style"
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Politique et style. L'union de
ces deux mots peut paraître aujourd'hui obsolète ou provocatrice. Nous les reprenons
sciemment. D'abord parce que ces mots renvoient à ce que la langue, dans son imprécision
même, porte de plus juste et de plus provocant. Ensuite, parce que ces termes prennent
distance avec d'autres, qui paraissent proches, mais constituent une tout autre façon de
poser la question : "littérature et engagement", par exemple, ou
"écriture et transformation". Ces deux expressions ne suffisent plus
aujourd'hui pour interroger le fait littéraire dans sa complexité ou son
irréductibilité.
L'intrication du fait esthétique et des positions idéologiques, politiques ou
spirituelles, dans la marque personnelle de l'auteur, avec tout le désir que porte son
oeuvre, est loin, nous semble-t-il, de se limiter aux appartenances, voire aux positions
affirmées par l'écrivain. Le style, parfois plus encore que le forme, en porte
clairement la marque.
Existe-il un rôle spécifique qui revienne au poète dans le monde et dans la politique ?
En invitant les auteurs à s'interroger sur les tensions et liens entre politique et style
dans leur oeuvre, on obtient souvent une définition en creux de la création, de sa
vitalité, et de sa place dans le monde.
Les auteurs. Franck Venaille, Carrie Jaurés Noland, Michel Deguy, Ozdemir Ince,
Nathaniel Tarn, Kenneth White, Paule Plouvier, Sylvie Doizelet, Claude Beausoleil, Marie
Etienne, Noël Cordonier, Marcel Moreau, Peter Kral, Jean-Paul Polet, Beïda Chiki, Marc
Quaghebeur, Sylviane Roche, Antonio Lobo Antunes, Lakis Proguidis, Pierre Mertens, Jacques
Dubois, Eric Clemens, Rokus Hofstede, Martin de Haan, Serge Meitinger, Jean-Claude
Pirotte, Michel Gheude.
296 pages - 21
N°1-2 "Politique et
style" |
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| Franck Venaille |
"Cette braise qui brûle dans le noir" |
| Carrie Jaurès Noland |
L'accomplissement de la solitude : Baudelaire,
Rimbaud et la poésie de la Résistance |
| Michel Deguy |
Style et politique |
| Ozdemir Ince |
Politique et style |
| Nathaniel Tarn |
Traduction et anti-traduction ; Culture et
multiculture : quelles contradictions ? |
| Kenneth White |
Poétique et politique |
| Marie Etienne |
Tous les codes sont bons |
| Sylvie Doizelet |
L'un ou l'autre |
| Claude Beausoleil |
Rêver : le langage et la suite... |
| Paule Plouvier |
Nietzsche, encore |
| Marcel Moreau |
Politique et style |
| Noël Cordonier |
Quelques phrases stylistiquement incorrectes de
Ramuz |
| Petr Kral |
Parler dans son temps |
| Jean-Claude Polet |
Pamphlet et conversions. A propos du pamphlet
contre les catholiques de Julien Green |
| Vincenzo Consolo |
Pour une métrique de la mémoire |
| Beïda Chikhi |
Jean Amrouche. L'intellectuel fantaisiste |
| Marc Quaghebeur |
Démiurgique et pathique. Le style romanesque de
Jean-Louis Lippert |
| Sylviane Roche |
Je suis un écrivain du XIXe siècle |
| António Lobo Antunes |
Entretien avec Marc Quaghebeur |
| Lakis Proguidis |
Le Monologue absolu et l'antidote : En relisant La
Caisse d'Aris Alexandrou |
| Pierre Mertens |
Entretien avec Marie-France Renard |
| Jacques Dubois |
Angot ou la guérilla littéraire |
| Eric Clemens |
Brise-l'a(r)mes |
| Rokus Hofstede - Martin de Haan |
Le second degré : Houellebecq expliqué aux
sceptiques |
| Serge Meitinger |
De la réification à l'énigme du proto-ontique
par le style : Moderato Cantabile et L'Amour de Marguerite Duras |
| Jean-Claude Pirotte |
Désordre et désastre |
| Michel Gheude |
Le stylo d'Alexandre Villedieu : correspondance
de guerre en temps de paix |

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Parution de Montagnes et rivières sans fin de Gary
Snyder, voir la page sur D´autres espaces

Poésie de l´infini, d´Olivier Schefer, essai sur
Novalis et la question esthétique, Bruxelles, La lettre volée, printemps 2002.

Le monde doit être romantisé, les fragments
logologiques de Novalis traduit en français par Olivier Schefer, voir
ici

Reparution des Cantos de Pound, article
de Laurent Margantin paru dans la Quinzaine littéraire.
Auxeméry, Codex, hiver 2002, voir la page consacrée au
poète sur ce site.
Sur l´arête des pierres
Alain Bernaud
Editions du héron, 2001
On peut commander le recueil sur le site de l´Atelier du Héron
Brèves de désert
Ouvrage collectif
Editions de la boussole, 2000
On peut lire la contribution de Rodolphe Christin
sur ce site
Sous la courbure du ciel
Lorand Gaspar Patmos et autres poèmes
Paris, Gallimard, 2001
Voir Patmos et autres poèmes
de Lorand Gaspar, ou soutenir l´insoutenable de Serge Meitinger
et un poème extrait du recueil, Poèmes d´été à
Sidi-Bou-Said

Régis Debray: I.F. Suite et fin, Paris,
Gallimard, 2000
Voir L´intellectuel et son ombre
de Laurent Margantin
Jean-Pierre Lefebvre: Goethe, modes d´emploi
Paris, Belin, collection L´extrême contemporain, 2000
Nouvelle édition
du Brouillon général de Novalis
Traduction d´Olivier Schefer
Editions Allia, octobre 2000
Critique dans la Quinzaine
littéraire
Jean-Marc Besse : Voir la Terre,
six essais sur le paysage et la géographie
Paris, Actes Sud, ENSP/centre du paysage, 2000
Composé de six essais, ce livre aborde la
question du paysage comme expérience de l´infini dans la culture moderne littéraire et
scientifique. Sa problématique s´articule autour de quelques interrogations qui sont
d´importance: "Comment est-il possible d´habiter l´espace ? Qu´est-ce qu´une vie
qui prend la forme de l´espace, et que doit-elle accomplir pour ne pas y sombrer ?
Gilles A. Tiberghien, Notes sur la nature,
la cabane et quelques autres choses
Ecole supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg, 2000
Présentation par Olivier
Schefer
Les Editions de la Mangrove publient deux revues -l'une de papier, l'autre électronique- qui
dédoublent l'espace d'expression de chaque auteur. Avec cette multiplication de textes,
nous vous proposons deux réalités distinctes.
La revue de papier constitue un ensemble
éditorial, produit de la réunion de feuillets détachés. Manglar préserve
l'autonomie des textes, afin que les lecteurs puissent, s'ils le souhaitent, les extraire
pour les individualiser. Elle se présente comme le territoire virtuel d'un besoin
létal de supplément (Severo Sarduy), constitue un non-lieu, un espace sans
meubles ni maisons. C'est la raison pour laquelle nous accordons de l'importance à la
publication de livres imprimés (le non-lieu n'est pas l'absence de lieu). Il existe alors
un caractère dual : de la même manière que l'historien Rafael Rojas parle de non-lieu
en proposant le concept de postcitoyenneté (les expériences -le monde arpenté,
auto-affirmation ou explosion- débouchant sur une même place par divers chemins), nous
partons de chacun pour confluer en un lieu qui n'existe que parce qu'il est vide.
En dehors des possibilités offertes par internet
(une meilleure médiatisation des informations divulguées), la revue électronique
accentue certains traits constitutifs du projet initial. Avec celle-ci, le processus
d'individuation et d'autonomisation des textes s'accélère: le caractère d'ensemble de
la revue disparaît. Les références intertextuelles sont absorbées par les textes
eux-mêmes.
Il s'agit d'un processus qui constitue déjà la
base théorique de notre projet éditorial, mais la revue qui le supporte demeure, en
principe, un espace de mémoire. Parler de non-lieu dans ce cas c'est ouvrir notre
propos à la dimension possible de la destruction du livre comme le proposait Henri Chopin
dans les années soixante-dix. Tout en se détruisant le livre se maintient dans la
poussière de ses ruines jusqu'à ce qu'indistinction se fasse. Son concept est la
répétition des deux points (:) : una rosa es una rosa es una rosa es una rosa
(Waldo Pérez Cino). Manglar, dès le début, est une revue du transit, de l'existence,
c'est à dire également de la fluidité, et par conséquent de la disparition: nous
laissons la revue perdre son corps à partir d'elle-même, elle s'effrite.
Avoir deux revues c'est pour moi osciller entre
deux postures, entre la mémoire et l'oubli, la revue qui fixe les pérégrinations -bien
que cela soit pour se perdre ensuite dans leur écho- et celle qui laisse passer les
événements: la poussière et la circulation.
Florent Fajole, Directeur.
On peut consulter la plupart des textes du
numéro 1 sur leur site: http://manglar.free.fr/1f.htm |
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