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Michel Moy

 

"Sommes-nous dans le monde
ou devant le monde ?"

Né en 1932 à Luçon en Vendée. Peintre, tendance abstrait-lyrique, réalisateur de films (L´homme au labyrinthe et Charles Estienne à l´horizon du vent), homme de radio, il a publié quelques textes poétiques, notamment Le nouveau paysage en 1981 avec Kenneth White.
Expositions dans de nombreux pays. Il eut d´abord une période figurative, inspirée par le paysage de Haute-Provence. Depuis 1964, la peinture de Michel Moy relève d´une abstraction qu´on pourrait, par commodité, qualifier de lyrique ou d´informelle, bien que encore rattachée aux paysages successivement du Gard, puis de l´Océan de son enfance. Elle est tout à la fois sobre, peinte avec des terres d´ocre, vivante en gébéral sur de grands formats, et sensuelle, se fondant sur une phénoménologie de la vision.
Il travaille par séries: Période gionienne, 1955-67; Japons et toiles écrues, 1967-70; Hommage à Rabelais ou le dégel des signes, Tondi et sinopiae, 1970-1980; Les Yeuses, Grandes et petites océanes, 1980-1987; puis, lors d´un séjour à Thessalonique, retour à la figure avec Noli me tangere: Marie-Madeleine et autres méduses, 1993. Ainsi que l´écrit Kenneth White: "Michel Moy est tout entier dans ce qui l´inspire, dans ce qu´il respire. C´est le peintre de la présence absolue".

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Océane, 1985

Océanes: Il s'agit d'un ensemble de quarante grandes toiles toutes de même format : 1,54 x 2,10 - ayant comme unique thème : l'océan. Peintes entre 1982 et 1986, elles n'ont été exposées pour l'instant - et encore partiellement - qu'à la Maison de la Culture de La Rochelle en octobre 1985


Que les pays tiennent leur identité sensible de la couleur, je l´ai toujours pressenti. Celle de leurs paysages, bien sûr, mais surtout celle de leur lumière. Entre le blanc de ma Vendée natale et la rousseur un peu rosée des terres girondines, il y a cet or liquide de la lumière charentaise.

Cette lumière, les hautes fenêtres des maisons saintongeaises vont la pêcher très haut dans le ciel, où elle subsiste derrière les nuages au point que, même par temps couvert, il est souvent inutile d´allumer les chandelles.

Mêlée aux brouillards qui se lèvent au début du jour, elle traîne au ras du sol, envahit tout, efface les croisées, brouille les paysages, déferle dans les pièces avec l´insistance d´un ange"

(Michel Moy, février 1999)


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Vendée la blanche, Paris, 1972