Œuvres ouvertes

Garder les ombres

les diapos, 8

Parfois le flash ne se déclenche pas, ou on a oublié de le brancher, et alors cela donne ces diapos où l’on ne perçoit que des silhouettes perdues dans le noir, dont on reconnaît tout juste les visages grâce à une lampe. Etrangement, on garde ces ombres, on les garde comme un bien précieux, car il y va d’une vie intime qu’elles recèlent et révèlent à la fois, car il y va de la mort d’où chacune d’entre elles semblent nous parler aujourd’hui seulement, trente ans après que la photo a été prise.

© Laurent Margantin _ 28 août 2011

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