Œuvres ouvertes

Fin de Grabschke

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J’ai commencé à écrire Grabschke en mai dernier, à Tübingen. Je venais de visiter le cimetière du Père Lachaise à Paris, que je connaissais déjà pour avoir habité pas très loin de là pendant mes études, rue du chemin vert.

J’ai d’abord mis en ligne une série de photos (24 pages). Au fil des jours, je réfléchissais à un nom pour cette silhouette que j’avais aperçue dans le cimetière. Dans le nom il devait y avoir Grab (tombe) et Rabe (corbeau).

Je pensais à des noms français, comme Grabert, puis en songeant au patronyme de Nietzsche, je m’avançais de plus en plus vers une sonorité semblable, et ce fut finalement Grabschke.

Une fois les photos mises en ligne, je commençais à écrire le récit, une suite de 27 textes composés de liens menant aux images du cimetière. C’est la première fois que je procède ainsi : les photos ne sont pas simplement des éléments du récit, mais elles génèrent elles-mêmes le processsus d’écriture, elles en sont le préalable et le moteur.

C’est aussi, je crois, la première fois que je compose un texte qui n’aurait pu voir le jour sur papier - l’outil numérique étant au coeur de la démarche d’écriture.

Merci à Lucien Suel, Christophe Sanchez, Brigitte Célérier, Christine Jeanney et Francis Royo d’avoir relayé ces textes via leur compte Twitter.

Illustration : chaise dans un jardin à Tübingen, beau printemps

© Laurent Margantin _ 9 octobre 2011

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