Œuvres ouvertes

Il arrive parfois

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Il arrive parfois – sans qu’on en comprenne souvent les raisons – que le plus grand torero choisisse, pour une corrida, les arènes en ruines d’une petite ville de province dont le nom était jusqu’alors inconnu du public madrilène. Des arènes à l’abandon depuis plusieurs siècles, ici envahies par les herbes, un terrain de jeu pour les enfants, là-bas brûlantes de leurs pierres nues, refuge des serpents et des lézards. Plus haut, depuis longtemps démontées sur les bords, carrière pour toutes les maisons des environs, à présent tout juste une petite place pouvant accueillir à peine cinq cents personnes, mais le pire, c’est que le chemin de fer n’arrive pas jusqu’ici, trois heures en voiture, sept heures à pied jusqu’à la prochaine gare.

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© Laurent Margantin _ 22 septembre 2012

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