Œuvres ouvertes

Ingeborg Bachmann | Exil

...

Je suis un mort qui chemine
enregistré nulle part
inconnu au royaume du préfet
en surnombre dans les villes dorées

écarté depuis longtemps
et doté de rien

Que de vent de temps de son

moi qui ne peux vivre parmi les êtres humains

Moi avec la langue allemande
cette nuée autour de moi
que je tiens pour maison
dérive à travers toutes les langues

Ô comme elle s’obscurcit
les tons de pluie les sombres
peu d’entre eux tombent

En des zones plus claires plus haut elle porte ensuite le mort

Traduction par Françoise Rétif

© Laurent Margantin _ 13 avril 2020
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