Œuvres ouvertes

Grabschke (38)

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Quant au corbeau de Grabschke, il ne quittait jamais le cimetière. Jamais je ne le vis voler plus que quelques mètres d’une allée à une autre, de son vol lourd et sans grâce. Quand le soir venait, il suivait Grabschke dans la pénombre naissante, marchant derrière lui. C’était un spectacle étrange de voir cet homme déjà âgé suivi à quelques mètres par ce corbeau qui s’arrêtait parfois pour se frotter le bec contre un pavé avant de reprendre sa marche. Puis, arrivé à l’une des portes du cimetière, le corbeau prenait son envol pour aller se nicher au sommet d’un caveau d’où il pouvait observer Grabschke en train de descendre la rue qui longeait le mur du cimetière.

© Laurent Margantin _ 24 septembre 2011
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