Œuvres ouvertes

Grabschke (48)

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En chemin vers la tombe qui, depuis quelques temps, occupait tout son esprit, Grabschke s’arrêta un long moment devant l’immense caveau d’Etienne-Gaspard Robertson. Dessus, on pouvait lire les trois mots suivants : Physique – Fantasmagorie – Aérostats. Debout, Grabschke murmura à plusieurs reprises le deuxième mot, les yeux fermés. Le corbeau s’approcha à petits pas et, d’un bond, monta sur l’épaule de Grabschke, qui ne sembla même pas remarquer la présence de l’oiseau. Visiblement inquiet, il ne cessait pourtant de tourner son œil noir vers son visage, émettant quelques sons étranges que je n’avais jamais entendus chez lui, comme si, exceptionnellement, il avait renoncé à croasser pour ne produire qu’une espèce de roucoulement rauque dont la signification n’était certainement connue que de son maître.

© Laurent Margantin _ 6 octobre 2011
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