Œuvres ouvertes

Nouvelles de Thomas Bernhard

Un auteur toujours essentiel

Tombé hier par hasard, alors que je cherchais des sites consacrés à l’auteur autrichien Werner Kofler, sur des séquences d’entretien avec Thomas Bernhard. Me souvenant de la première pièce que j’ai vue de lui, Le faiseur de théâtre (der Theatermacher), à Saarbrücken, et puis d’autres un peu par hasard dans d’autres villes d’Allemagne tout au long des années, je me suis dit que, toujours, Bernhard fut un homme de théâtre, capable de dépenser son énergie sans compter dans la confrontation directe avec un public, celui-ci se résumant parfois à une personne venue le chercher jusque chez lui.Et cela donne cette scène, magnifique, où un jeune journaliste hollandais se trouve face à face avec lui, finissant par avouer à un Bernhard goguenard : "En fait je n’ai pas de questions". "C’est difficile avec moi, hein ?" - l’écrivain se limitant à des réponses lapidaires.

Voir, écouter aussi la gestuelle et la voix du dramaturge évoquant son rapport à la mort ("je n’ai jamais eu peur de la mort", "j’en ai besoin dans mes livres") :

Puissante présence de Bernhard, toujours le corps et la voix, lorsqu’il s’agit d’évoquer l’écriture comme excitation, façon de rouvrir les plaies jamais fermées du passé, sinon on est mort :

Et bien sûr la fameuse scène "Heldenplatz" en 1988, toujours dans les plaies ouvertes :

© Laurent Margantin _ 14 février 2010

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