Œuvres ouvertes

Dessiner une carte des blogs

on continue en septembre

Didier da Silva, Fred Griot, Lucien Suel, Claro, Jean-Clet Martin, Lorenzo Soccavo, Thierry Crouzet, Pierre Jourde, Daniel Bourrion, Pierre Assouline, François Bon, Virginie Clayssen, Arnaud Maïsetti, Joachim Séné, Christophe Grossi, Claire Placial, Eric Chevillard, Berlol, Josée Marcotte, Brigitte Célérier, Mahigan Lepage, Maryse Hache, Christine Jeanney, Isabelle Pariente-Butterlin, Franck Queyraud, Philippe de Jonckheere.

Ce sont les noms des auteurs dont j’ai lu des textes sur leur blog pendant cet été, et dont j’ai repris des extraits dans l’actualité des blogs, en indiquant le lien. Il s’agit de textes littéraires pour la plupart, mais aussi, souvent, de réflexions sur la mutation numérique, parce que la plupart des textes lus s’inscrivent, par leur écriture même, au coeur de cette mutation.

Au fil de ces semaines, j’ai découvert ou redécouvert plusieurs blogueurs qui ne sont pas toujours présents sur les réseaux sociaux, d’où l’utilité d’une page de liens comme Netvibes, même si plusieurs blogs n’ont pas forcément un fil RSS... il me faudrait donc faire une page de liens spéciale pour ces sites indétectables.

Découvert avec bonheur, par exemple : Fred Griot, Refonder, et son bureau de montagne, avec le sentiment que c’est que j’aimais tout particulièrement dans la lecture en ligne : l’expérience d’un espace ouvert parcouru par des hommes et des femmes, dont on suit jour après jour, semaine après semaine, des traces d’écriture. Comme s’il fallait s’écarter un moment ou définitivement des flux sur Twitter pour pouvoir dessiner tranquillement ces lignes de force, de fuite.

Fred Griot :

les odeurs surtout, les végétaux même, certaines pierres, les topologies, les topographies remontent de loin. tout comme l’autre jour, lorsque, après l’incendie de la maison d’enfance, j’ai retrouvé mes dessins d’adolescent, et que je constatais alors qu’absolument aucuns, au moment de leur réouverture, n’avaient été oubliés. ils étaient tous là, intacts, ils suffisaient de réactiver leur présence, retrouver la clé, l’accès à la base de données enfouies mais toujours vivaces sous les strates.

la plupart des gens ne parlent pas, bavardent seulement. disent et échangent entre eux des histoires de faits, jamais de fond. on reste en surface. comme s’ils n’osaient aller là, n’osaient se raconter vraiment, dire ce qu’ils sont et sentent véritablement, ce qui les habitent réellement, alors qu’à mon sens il n’y a que ça qui vaille vraiment.

Voir l’actualité des blogs (juillet-août 2012)

Illustration : une carte imaginaire de Pierre Jourde

© Laurent Margantin _ 1er septembre 2012

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