Œuvres ouvertes

Trois coïncidences sous deux volcans

« C’est bien vrai qu’il y a des correspondances troublantes » : c’est ce que m’écrivait hier samedi Aliette Guibert, membre du comité de rédaction de la Revue des ressources, à propos du texte de Régis Poulet mis en ligne le 29 septembre, et le mien, publié le 14 septembre, tous deux consacrés à une marche autour d’un volcan en activité. Deux autres coïncidences m’avaient troublé en milieu de semaine dernière, découvrant tout de suite après ma mise en ligne du 22 septembre sur Rimbaud (dossier de la Revue des (...)

« C’est bien vrai qu’il y a des correspondances troublantes » : c’est ce que m’écrivait hier samedi Aliette Guibert, membre du comité de rédaction de la Revue des ressources, à propos du texte de Régis Poulet mis en ligne le 29 septembre, et le mien, publié le 14 septembre, tous deux consacrés à une marche autour d’un volcan en activité. Deux autres coïncidences m’avaient troublé en milieu de semaine dernière, découvrant tout de suite après ma mise en ligne du 22 septembre sur Rimbaud (dossier de la Revue des deux mondes) un extrait de celui-ci dans la Revue des ressources, ainsi qu’une reprise d’une lettre de Flaubert sur les Bohémiens (même si j’avais bien souligné que cela ne m’apparaissait pas en soi anormal, ce qui me gênait étant l’addition des trois coïncidences).

Concernant les ressemblances formelles (assemblage texte-photos) et thématique (une marche autour d’un volcan) entre nos deux textes, celui de Poulet et le mien, j’ai bien entendu les explications d’Aliette Guibert, confirmées par Robin Hunzinger : le texte avait été programmé dès août dans l’interface de leur site. Je n’ai pas de preuve formelle, mais fais confiance à Robin, pour résoudre pacifiquement les choses. Je tiens par la même occasion à présenter mes excuses à Régis Poulet : j’admets qu’il a écrit son texte tout seul, sans avoir lu La Marche au volcan. J’aurais seulement préféré qu’il me donne dès jeudi l’information communiquée par Aliette plutôt que de relancer l’affaire en mentionnant un texte qu’il m’avait envoyé un an plus tôt (qui, je ne l’avais pas lu à l’époque, je l’ai retrouvé dans mes mails, traite avant tout d’oiseaux…) et autres leçons sur son passé de géologue, un peu grotesques dans le contexte qui est le nôtre : faut-il avoir fait des études en géologie pour écrire de manière forte et riche sur un tel phénomène naturel ? Non. Quelques connaissances du terrain suffisent – et surtout une sensation du paysage et un usage un peu poussé de la langue .

Si j’avais eu cette information dès jeudi, j’aurais alors enlevé tout de suite mon édito écrit sous le coup de ces trois coïncidences pour lesquelles Robin m’a donné des explications auxquelles je veux croire, même si rien n’est, lorsqu’il s’agit de tels télescopages, à 100 % prouvables. Pourquoi n’ai-je pas contacté Robin Hunzinger alors ? Tout simplement parce que j’avais en effet décidé de quitter la Revue des ressources il y a un an après des marques d’autoritarisme inadmissibles de sa part, et que je ne voulais plus rien avoir à faire avec ce comité de rédaction qui me paraissait être de plus en plus un comité de censure. Qu’Aliette se rassure : je n’ai jamais été aussi heureux sur le plan de mon activité littéraire depuis que j’ai créé Œuvres ouvertes, qui m’a permis d’ouvrir un champ bien plus large sur le plan critique et créatif, j’y reviendrai pour le premier anniversaire de la revue.

Je mets en ligne le droit de réponse de la Revue des ressources, ayant juste effacé un terme injurieux à mon égard. J’ajoute que la coïncidence était en effet très étonnante : je travaille depuis plusieurs années à l’écriture de textes à partir de photographies numériques que je fais au quotidien, notamment dans le cadre de La Main de sable (fragments mis en ligne pendant deux ans sur un blog inaccessible depuis) et d’Insulaires. C’était je crois – j’ai été plusieurs années jusqu’en 2009 au comité de rédaction de la Revue des ressources – la première fois qu’un tel texte y était mis en ligne, et Aliette Guibert m’a confirmé que Régis Poulet n’avait jamais publié un assemblage textes-photos. Voilà pourquoi j’ai réagi si vivement – de manière éruptive on dira – à cette ressemblance troublante, comme on peut le faire lorsqu’on sort d’un travail qui vous a pris beaucoup d’énergie et de concentration.

© Laurent Margantin _ 3 octobre 2010

Messages

  • Pardon Laurent, Régis m’a rappelé qu’il avait déjà un texte en ligne avec des photos bien auparavant, autant pour moi de faire mes excuses. Il s’agit justement de "Géographie ouverte (1) - écorces" : http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1432 publié le 27 avril. je le mets en lien de mon commentaire. Quant au reste je me retrouve plusieurs fois citée en nuances hors contexte du commentaire d’origine. Mais on ne va pas en faire un fromage d’autant plus que tout cela n’est plus en ligne d’un commun accord entre Robin et toi. J’espère comme je l’ai dit à Robin, qu’une fois les caches de google disparus, ce qui reste ici et dans la revue des ressources disparaîtra aussi. Cordialement à tous.

    Voir en ligne : ledit article