Œuvres ouvertes

Une île appelée Tübingen (6)

retour au pays

Tübingen cette fois-ci, ce sont les reflets de la fameuse tour dans le Neckar, ainsi que la vitrine de la librairie Willi consacrée au bicentenaire de la mort de Heinrich Heine.

Tübingen c’est aussi Manfred Frank lisant un soir un texte que je ne connais pas d’un auteur que je connais encore moins, August Kopisch, après qu’il a parlé de Laforgue et de Henri Michaux dont il a récité Icebergs.

Tübingen c’est aussi Fred, l’ami autrichien qui m’envoie tout ce qui paraît de ou sur Thomas Bernhard sur mon île lointaine.

Tübingen ce sont aussi des animaux qu’on observe en pleine ville, une loutre dans un petit lac près de la gare,

des écureuils dans le jardin de la maison où on loge, ou bien des choucas dans l’ancien jardin botanique, ce qui me ramène à Kaltenburg de Marcel Beyer.

Tübingen c’est aussi Walter Benjamin, dont on traduit les premières pages de Sens unique.

Tübingen ce sont aussi des ebooks en papier (dont notamment la nouvelle version d’Insulaires, pas encore en ligne) qu’on va donner à lire à un très vieil ami qui ne lit que sur papier.

Et ce sont aussi des sentences qu’on trace encore sur les murs envers et contre tout et tous.

© Laurent Margantin _ 11 mai 2011

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